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  • : Chronique où il est question de spiritualité, d'humanisme, de Dieu, du monde, des autres, de l'existence ordinaire, du message évangélique, de la Révélation d'Arès...
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Voilà presque deux ans que j'ai commencé ce blog et j'ai essayé de montrer par des articles sans prétention et souvent sans originalité que la vie spirituelle concernait chacun d'entre nous, aussi illustre ou aussi effacé que l'on puisse être.

Il se trouve que je suis croyant, mais j'aurais pu tout aussi bien être incroyant et avoir à peu près les mêmes propos.

Si je crois que le Message d'Arès est la forme la plus aboutie des Révélations divines, elle ne disqualifie pas, cependant, les autres formes de spiritualité
Mais à ma connaissance, la Révélation d'Arès est la premier message spirituelle qui s'adressant d'abord aux croyants n'exclut pas les incroyants et les place d'emblée sur un même plan, à qualité de vie spirituelle égale.

Ainsi, je considère que le Message évangélique en qualifiant la nature humaine par son essence divine et en plaçant l'amour au niveau le plus haut du comportement humain, n'a jamais été dépassé.



IMGP1575.JPGAucun enseignement n'a vocation, me semble t-il, à fonder une Eglise ou une Secte, mais à orienter les efforts des individus sur leur changement personnel. Chacun prenant ensuite le relais de cet enseignement invite fraternellement son prochain à en faire autant.


L'élan que produit une seule vie spirituelle active aussi infime que cela puisse paraître au niveau du résultat, agit cependant sur toute la communauté des humains et la rend définitivement plus humaine

Un individu qui se change, participe à sa création mais aussi à la création du monde. Car le monde sera toujours comme on l’aura fait ou laisser faire. Ce monde devrait être le lieu où chaque homme puisse vivre heureux .

Nos choix conditionnent et façonnent le monde.

Le prophétisme



Il y a quelque temps déjà , dans le mois d'avril une émission de télévision du dimanche matin consacrée à l'Islam, portait sur le prophétisme.
Deux invités : un professeur de théologie coranique et Odon Vallet, historien des religions.

Un mini reportage effectué dans la rue donne quelques définitions intéressantes:
« Un prophète porte un message divin à l'humanité »
«Un prophète transmet à l'humanité un message divin de portée universelle »
« C'est un guide »
« C'est un envoyé de Dieu »
« C'est celui qui annonce, qui transmet une Révélation, qui éclaire le genre humain »

Les invités ont acquiescé à ces définitions et ont ajouté aussi, qu'un prophète est celui qui parle au nom de Dieu, mais Dieu parle aussi par sa bouche (Il a parlé par les prophètes) .

Ils ont remarqué aussi que le prophète apparaissait en général à la fin d'un cycle, que le prophétisme se caractérisait par une double fonction :
-celle de transmettre le fond, toujours le même à travers tout le prophétisme. Cela concerne la fidélité à l'essentiel. C'est l'appel à l'unité divine, la rupture avec les idoles
-celle qui concerne spécifiquement le cycle qui finit et celui que le prophète annonce. Chaque prophétisme annonce un changement profond de l'histoire, de la société, des mentalités du milieu où il prêche la bonne parole. Le prophète est tenu alors d'expliquer le message à ses contemporains. Parfois, il leur donne des consignes très strictes sous forme de lois, sous forme d'interdits. Cela correspond à une avancée dans l'évolution de la société en question.

Dans le premier cas, le prophète est un rappeleur. Il n'innove pas vraiment. Il se met derrière les prophètes venus avant lui. Il vient dire que Dieu affirme son existence et son unicité, qu'il nous aime et qu'il nous exhorte à choisir le bien. Que la mort est le début d'une nouvelle naissance, d'un nouveau jour. Tous annoncent la même chose puisqu'il y a un seul Dieu.

Dans le deuxième cas, il vient établir une loi pour un cycle humain limité dans le temps et dans l'espace. Il est considéré alors par cette communauté comme d'importance capital. Le prophète explique le message en fonction de l'évolution qui va avoir lieu.

Mais comme le prophète est toujours à la fois, le rappeleur et le porteur d'un message spécifique, on ne doit pas considérer que le premier est plus important que le dernier.
Par exemple, pour les musulmans Adam marque le début d'un cycle vraiment nouveau, dont Mohammed est le dernier.

En conclusion de leur causerie on peut affirmer que le prophète appelle toujours au changement : réveille-toi, ne reste pas endormi....

 

--D'une part, la Révélation d'Arès confirme que le fond a déjà été maintes fois donné :

« Ce Que Je dis, Je L'ai déjà dit »
« mais la multitude qui M'écoutait est demeurée assise. »

Le fond a donc  été transmis maintes fois par la voie prophétique.

--Mais, d'autre part la Révélation d'arès, indique que c'est le souffle qui féconde chaque conscience humaine.

« J'ai envoyé Mon Souffle sur toute la terre;
par Lui toute vie
dès la graine, dès l'oeuf,
reconnaît sa nourriture et les lois de son espèce.
Par Lui tout homme reconnaît Ma Voix. »

Le souffle de Dieu est donc répandu partout.

Il faut le chercher en soi.

Et c'est le rôle du prophète de nous le rappeler.

Les idoles que nous construisons chassent ce souffle. Abattre les idoles, c'est identifier le souffle que notre mauvais comportement a occulté.

Tous les hommes et pas seulement ceux de l'aire abrahamique ont reçu ce souffle qui est comme une sorte d'héritage commun à tous les hommes.

Nous n'avons pas tous eu, à notre disposition, le même prophétisme pour traverser nos cycles d'évolution. Car si nous sommes tous rigoureusement semblable par rapport à notre potentialité spirituelle, nous ne sommes pas semblables sur le plan de notre histoire et de notre évolution.

D'ailleurs, dans la Révélation d'Arès, Dieu semble indiquer qu'il ne s'est pas fait connaître partout dans le monde par la voie du prophétisme, mais parfois par une voie plus directe.
De la même façon qu'on ne devrait pas avoir besoin de répéter à un enfant qu'on l'aime, le prophétisme devrait être inutile si nous n'avions perdu le contact avec notre Dieu.

Et le prophétisme consiste justement à réveiller cette conscience afin qu'elle trouve le fond en elle. On rejoint là l'enseignement capital de Jésus. « Le royaume est au dedans de vous. »

--Enfin, Dieu nous met en garde pour qu'on ne prenne pas sa place. Le Semeur, c'est lui. Il le répète plusieurs fois, d'une façon insistante. Nous devons rester à notre place. Le Semeur est passé :

« Homme Michel, dépose ta couronne, descends de ce trône; ce sont les
Miens,
Que J'ai donnés en héritage à tout Mon Peuple;
tous sont princes,
tous règnent sur la mort et sur l'enfer
quand ils vivent selon Ma Parole;
J'ai couronné tous Mes Fidèles. »

En conclusion, on peut dire que le prophétisme doit nous aider à retrouver le souffle de Dieu en nous. C'est un moyen que Dieu met à notre disposition pour nous rappeler à l'essentiel et pour nous aider ponctuellement dans un cycle donné. Ce n'est pas rien. Mais la vérité est dans l'effort, le changement que l'on opère en nous pour retrouver ce souffle divin.

La Vie

  Les athées qui font efforts de fraternité appréhendent ce que j'appelle le souffle de Dieu d'une autre façon, la conscience cosmique, peut-être ?, mais ce n'est guère différent au niveau du résultat.

 

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Les deux temps de la respiration d'Allah

 


 


 






...Le monothéisme de Moïse, Jésus, Mohammed est ainsi tout entier, et tout un,une sagesse de l'Incarnation, incarnation de Dieu en l'homme qui est un anéantissement de l'infini dans le fini, « anéantissement » (kénose) du Père dans le fils, disait Saint Bernard de Clairvaux à propos du Christ, anéantissement d'Allah dans l'humanité si simple de Mohammed...

Sur l'essentiel de leur message, les traditions spirituelles monothéistes sont jumelles, sans supériorité de l'une sur l'autre.  Et complémentaires avec celles de l'Inde et de la Chine....Chez eux, c'est l'âme individuelle qui se dilue dans l'âme universelle, tandis qu'ici c'est l'âme universelle qui se contracte toute entière dans les limites de l'âme individuelle...La-bas, Dieu se déploie dans toutes les directions, créant l'espace et le temps par la dilatation de son propre être. Ici, il se concentre en ce point minuscule de l'univers qu'est l'âme humaine. Ce sont les deux temps de la respiration d'Allah: d'abord il souffle et son expire crée l'univers entier, puis il reprend son souffle et son être tout entier est alors comme retenu dans la poitrine du sage.....


(Self islam Abdennour bidar)

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Superbe texte, fait de réconciliation et de promesses !


Les deux temps de la respiration d'Allah :
 -Un temps d' expire où le souffle divin se dilate et crée l'univers, l'espace et le temps
  -Un temps d' inspire où le souffle divin rétracte tout l'univers dans l'âme humaine.

Dilatation, rétractation, pulsion divine qui va de l'immensément grand à l'immensément petit.
Une face de la terre en inspiration,
l'autre en expiration.
Les uns comprenant le monde d'une certaine façon ,
les autres le comprenant d'une autre.
Le tout témoignant de l'infinie diversité de Dieu.

Dieu révélant une de ses faces à une partie du monde, (l'aire abrahamique) et révélant d'autres faces à d'autres parties de ce même monde.
Et les querelles deviennent des appels à la complémentarité.

L'autre, enfin perçu comme un manque, comme une amputation.


Où les hommes commencent à comprendre que rien ne s'oppose dans la Création.

Que c'est notre manque de perspicacité, notre ignorance qui nous représente le monde en opposition.

La dualité est un faux problème.

 

 

C'est une tension que nous avons inventé pour expliquer l'absence.

Ce qui définit une médaille n'est pas l'opposition entre deux faces, mais au contraire l'harmonie entre elles.




Tout est harmonie.

Il n'y a d'opposition que parce que nous le voulons ainsi.



Le jour ne s'oppose pas à la nuit, la nuit est seulement l'absence de jour.
Le bien ne s'oppose pas au mal, le mal est seulement l'absence de bien.


Le masculin se vit comme une absence de féminin et le féminin comme une absence de masculin.
Non seulement, il n'y a aucune opposition, mais nous vivons cet état en attente d'unité, l'humain complet étant dans la fusion des deux principes.

C'est notre mental qui crée les oppositions, qui crée des réalités irréconciliables.
Et lorsque notre conscience prend le pas sur notre mental, la réalité ne se vit plus comme un affrontement d'oppositions, mais comme une harmonisation de diversités multiples, toutes se complétant, s'enrichissant les unes les autres et les unes par les autres. Alors l'image de Dieu s'enrichit des innombrables révélations dont le monde a été parcouru.


Sans doute ces révélations ont subi de graves altérations. Mais qui pourrait dire que le texte auquel il croit est plus pur que celui d'un autre. Et si quelqu'un pouvait le dire, pourrait-il être certain de lui donner l'interprétation voulue par Dieu.

La part de vérité contenue dans chaque tradition, féconde la part de vérité contenu dans une autre et de fil en aiguille, la Voix de Dieu se fait entendre.
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Créateur et Créature


Nous naissons nus et libres, à l'image de Dieu!

Notre premier vêtement, symboliquement, marque le début d'une certaine dépendance, faite d'appartenance, de préjugés et de culture.
Une machine pensante faite d'atomes et de liberté fait son entrée dans le monde de la contrainte et de la contingence.
A peine sorti d'une matrice hors du temps et hors espace, nous voilà plongé dans un océan temporel et spatial.


Notre relation historique avec le Créateur commence alors.
Banale histoire d'amour ?
Dans un dialogue, parfois de sourd, Dieu et les Hommes semblent unis par un destin commun , car après la création de l'homme, Dieu n'est plus seul.


Créature et Créateur deviennent liés par une histoire qu'ils construisent ensemble.


Mais Dieu est hors du temps, et nous , nous sommes dans le temps.
Que reste t-il alors de notre nudité et de notre liberté?
Que reste t-il de notre image de Dieu?


La conscience divine est toujours en interaction avec elle-même, dans un éternel présent qui se moque de demain pour réaliser ce qui a été projeté aujourd'hui. Pour nous, il en est autrement, nous évoluons petit à petit, la conscience en interaction avec celle de Dieu.


De temps en temps, Dieu s'adresse à nous pour nous convaincre que la plupart des limites que nous nous donnons, ne sont qu' apparentes et qu'il suffit d' utiliser notre liberté pour réaliser en nous, l'image divine.

 

Se dépouiller, retrouver la nudité primordiale.

Alors et seulement alors, l'histoire s'arrêtera et le temps se confondra avec celui de Dieu.
Ce sera le Jour de Dieu attendu de tous les croyants.

Et nous aurons gagné, si on peut dire, notre accès au divin et notre part d'éternité.

 

 




Conscience et Vérité

 


Si nous pouvions explorer à fond l'étincelle divine que nous avons en nous,

si nous pouvions nous en nourrir et créer ce qu'elle contient de promesse,

nous serions au plus proche de la vérité.


Plus nous nous tenons à distance de cette étincelle, plus la vérité devient relative.


La Vérité absolue, inaccessible , est cependant toute entière en gestation dans l'Image et Ressemblance que nous avons avec notre Créateur.


En ne faisant pas l'effort de rendre conscient et actif le divin dont elle est pourvu, notre conscience piétine devant la vérité.


L'erreur est liée à une conscience au repos,
à une conscience que l'on fait taire.

 

A la suite de cet article, une amie m'a écrit:  On a une grandeur en nous et c'est un devoir de réveiller le/les dons que Dieu a mis en nous.

 

 

On a une grandeur en nous, comme tu as raison !.


Je disais à quelqu'un, hier dans la rue, que notre véritable problème c'est de ne plus croire en nous, de nous être habitués tellement à la médiocrité que nous finissons par croire qu'elle est normale.
Nous finissons par penser que la nature humaine est inéluctablement mauvaise.

J'ajoutais : pourtant, nous sommes le seul animal qui peut dire non à quelque chose, qui ne lui plaît pas en lui.


Bien sûr, il faut se donner les moyens pour y arriver. Mais à force de vigilance et de détermination, on finit par venir à bout des défauts qui nous encombrent.

Je devrais dire que nous finissons par choisir d'agir autrement plutôt que de dire que nous venons à bout de nos défauts. Car ils existent toujours, mais nous avons la possibilité de les transformer, de les rendre inopérants.


Les génocides atroces que nous avons connus au siècle dernier, nous ont fait entrevoir le pire de l'homme. Avant, les conflits étaient aussi barbares mais limités.
Durant ce siècle on a senti que l'Homme pouvait éliminé l'Homme.

Le génocide de l'Homme par lui-même.

C'est la première fois, dans notre histoire que nous pouvons nous anéantir...C'est aussi la première fois, que le laisser-faire peut également conduire à cet anéantissement.
Il n'est donc pas étonnant que la génération qui suit ait une vision désespérée et désespérante de l'homme.


Notre mission, nous, qui croyons en l'Homme, est essentiellement de redonner confiance, de redonner le goût de l'humanisme.

Dans les années qui viennent « aimer son prochain comme soi-même » ne sera pas seulement une nécessité spirituelle, mais deviendra une nécessité vitale, autrement dit une nécessité de survie . Mais peut-être que les deux nécessités n 'en forment-elle qu'une ?

Je crois qu' il est plus utopiste de penser que le monde puisse continuer comme il est que croire à la possibilité de la fraternité.

Car, si l'Homme en arrivait à ne plus croire en sa bonté possible, il signerait son extinction.


 

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Le droit à la vie et le meurtre


Un des premiers enseignements de l'humanité concerne le droit à la vie et la condamnation absolue du meurtre. Il s'agit de l'histoire du meurtre de Caïn sur son frère Abel.

                         Abel, le doux, le gentil dont les qualités exaspèrent de jalousie son frère .
Nous sommes ici en face de deux opposés : le doux et le violent.

Et l'histoire semble donner raison au violent puisque l'autre cesse de vivre. A quoi bon être doux si c'est pour mourir. La seule loi qui vaille, c'est celle du plus fort. On pourrait penser que l'élimination de Abel donne un fondement à la loi du plus fort, d'autant plus que c'est la loi du monde animal dans son ensemble.

Dès l'origine et dans ses mythes les plus anciens, l'homme comprend qu'il n'est pas un animal comme les autres et justement Dieu l'extrait de la Loi commune en lui donnant le sens de la responsabilité.

Il lui fait comprendre qu'il peut, qu'il doit dans certaine circonstance désobéir à la Loi, échappant ainsi à l'arbitraire de l'instinct pour créer une autre entité qui témoignera de sa spécificité, à savoir : son humanité.

« Ecoute le sang de ton frère crier vers moi du sol! »
lui dit Dieu.
Il faut d'abord remarquer que ce n'est pas Abel qui crie vengeance, c'est la terre entière qui crie de désespoir et ce cri parvient jusqu'aux oreilles de Dieu.
Ce sang versé a révolté toute la terre.
Ce n'est pas rien, cela veut dire qu'un tel acte a un effet sur toute la Création. Il apparaît donc clairement que dès l'aube de l'humanité, et bien avant que Moïse ne révèle les dix commandements, les hommes avaient compris que pour eux, la loi du plus fort n'était pas impérative comme chez les animaux et qu'ils pouvaient régir leurs rapports avec d'autres normes.
A ce niveau nous pouvons conclure que c'est en dépassant la loi de la nature que l'homme se révélera vraiment et que le meurtre et la vengeance sont des actes qui le déshumanisent.

Caïn répond à Dieu :
« Ma peine est trop lourde à porter. Vois! Tu me bannis du sol fertile, je devrai me cacher loin de ta face et je serai un errant parcourant la terre: mais, le premier venu me tuera.»
Ainsi, après avoir été banni (Gn 3-24), une première fois pour s'être pris pour Dieu , autrement dit à cause de son orgueil, l'homme l'est une seconde fois, à cause de sa violence, de sa brutalité.
Mais la seconde fois, l'homme est moins innocent, il connaît le poids de sa faute. Sa conscience a déjà beaucoup évolué, car c'est lui qui se retire :
« Caïn se retira de la présence de Yahvé » (Gn 4-16),
comme si la Perfection de Dieu n'était plus désormais compatible avec la violence de l'homme.

Mais quand Caïn dit a Dieu que le premier venu va le tuer, Dieu sait que s'il laisse Caïn sans protection c'est à nouveau le meurtre qui va prévaloir et sous une justification que Dieu condamne particulièrement, à savoir celle de la vengeance. Alors Dieu qui a déjà compris que l'homme était entré dans une phase particulièrement difficile s' efforce de ne pas être complice d'un tel désordre. Il offre donc, malgré tout, sa protection , mettant Caïn à l'abri des vengeances sans fin:
«Yahvé mit un signe sur Caïn, afin que le premier venu ne le frappât point. » (Gn 4-15)

Mais le mépris de la vie, le meurtre, la vengeance continueront de dégrader l'homme au point d'écoeurer Dieu.
-Yahvé vit que la méchanceté de l'homme était grande sur la terre et que son coeur ne formait que de mauvais desseins à longueur de journée. Yahvé se repentit d'avoir fait l'homme sur la terre et il s'affligea dans son coeur. » (Gn 6-5)
Yahvé se repend et s'afflige, il est débordé par la violence de l'homme.
Le Père ne retrouve pas son fils, rien dans l'Homme ne ressemble plus à Dieu..

Ainsi comme nous l'avons vu plus haut, l'homme devait rompre avec la loi du plus fort, avec la violence pour créer les conditions de son humanité et rester dans l' harmonie divine. Au contraire, par une perversion de ces dons, il a développé une méchanceté, une jalousie inconnues chez les animaux, tout au moins à ce degré de conscience.

On peut donc remarquer que la conscience morale existait très tôt chez les hommes puisque les mythes les plus anciens condamnent le meurtre, la jalousie, la vengeance, la rivalité agressive. Qu'ils ont vite compris que la vie avait une valeur absolue et que la loi du plus fort représentait un véritable danger pour la pérennité de l'espèce.
Par contre on ne sent pas chez l'Homme une véritable compréhension de la nécessité impérieuse de tels comportements dans la réalisation de leur humanité. Ces codes moraux sont restés au stade moral d'interdits sans véritablement atteindre la prise de conscience souhaitable sur le plan spirituel.
par pat communauté : Les Gens du Livre
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lettre ouverte

 

 

Salam bonjour ,
 
Le témoignage de ta vie et de ta foi, que j'ai lu sur ton blog,est un témoignage bouleversant et je n'ai pas de commentaire à faire sur ton parcourt spirituel. Si celui-ci t'a rendu meilleur, comme cela semble être le cas, il n'y a vraiment rien à ajouter que de t'encourager de tout coeur à continuer.

Cependant à deux reprises tu évoques la Message arésien et je voudrais revenir sur ce que tu dis à ce propos

d'abord:

On me prèta  l'Evangile d'Arès. J'avais bien du mal à croire à l'authenticité du témoignage du Père Michel, son rédacteur, mais il me semblait possible que des apparitions et des miracles puissent avoir lieu, que Dieu ne nous ait pas abandonné, qu'il préparait peu à peu les hommes au retour du Messie et à la Résurrection.

 

Que tu crois ou pas à l'authenticité du témoignage de Michel Potay, ne me semble pas discutable. Personne à ce sujet ne pourra rien prouver comme sur l'authenticité des paroles rapportées de jésus ou celles écrites sous la dictée ou pas de Mahomet. Quant à Abraham ou Moïse, c'est encore pire.

Non, ce qui m'étonne, c'est que tu n'aies pas saisi la portée de ce message avant d'en appréhender l'authenticité.

Pour ma part, quand j'ai lu ce message, j'ai pensé que cela allait m'amener à changer ma vie.

Après, naturellement, je me suis demandé tout ce qu'on peut se demander quand on se sent atteint par quelque chose de fort.

J'ai tout de suite pensé que ces paroles allaitent me faire évoluer, allait me nourrir, me changer...

je suis surpris, vu ton sérieux et ton espérance spirituelle que tu n'aies pas été touché par ce Message d'une façon ou d'une autre. Au contraire, tu sembles balayer cela d'un revers de main et le ranger dans le panier des illusions mystique et ésotérique.

 

D'ailleurs tu ajoutes plus loin:

Je compris alors que le frère Michel était un de ces mystiques marqués par la gnose, qu'il avait écrit par inspiration et usé des mêmes artifices que les évangélistes et les mormons pour passer leurs messages: témoigner d'événements exotériques pour parler de choses mystiques et ésotériques.

 

Franchement il n'y a pas plus existentiel, moins ésotérique que le message arésien qui se résume à :
-change-toi et le monde changera.
Ou :
-ne te contente pas d'avoir la foi, mais pratique les bonnes oeuvres, pratique le bien et tu seras justifié devant Dieu que tu crois en lui ou que tu n'y crois pas.

Il n'y a pas Révélation qui attache autant d'importance aux actes, au point de dire que l'homme se créé qualitativement par ses actes.

Quoi de moins ésotérique?
Quoi de moins mystique ?

On peut sans doute dire beaucoup de choses sur le message arésien, mais pas cela.

Je tenais à te faire amicalement ces petites remarques.

fraternellement

par pat communauté : Les Gens du Livre
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Croire en Dieu, n'implique pas de prendre sa place


Les hommes qui croient en lui n'ont pas mission de prendre la place de Dieu pour dire à ceux qui ne croient pas ce qu'il faut faire ou ne pas faire, pour plaire à Dieu.

« Quiconque est bien dirigé ne l'est que pour lui-même » Coran XVII, 15


Ceux qui croient en Dieu ont une seule mission, celle de témoigner de la Parole de Dieu.

J'ai dit témoigner.
Il ne s'agit pas d' obliger l'autre.

C'est à l'autre de s'obliger s'il le veut, s'il le sent.
La Parole de Dieu ordonne très peu.
Quand elle ordonne c'est qu'il s'agit de dignité humaine.

La Parole de Dieu propose une voie d'excellence. C'est à chacun, à travers ses possibilités, la connaissance qu'il a de lui-même, de trouver la voie qui traduit le mieux l'être unique qu'il est.

Il est bien évident que l'ensemble de la communauté des hommes, si différente, n'est pas prête à vivre au même moment et dans un même élan cette Parole que Dieu lui offre, non pour l'obliger, mais pour l'aider à vivre.

Il nous propose d'allumer les étincelles divines qui sont en nous et qui témoignent à la fois de ce qu'il est et de ce que nous sommes par filiation.

Devenir bon pour donner envie à d'autres d'être bon.

 

Là s'arrête, me semble t-il notre mission.

Je n'ai aucun pouvoir, je ne dois me donner aucun pouvoir, même si le monde m'en donnait, pour forcer qui que ce soit.

Je ne suis maître que de mes actes et de ma parole et surtout je suis responsable de l'accord de ma parole avec mes actes.

Je ne peux témoigner que de cela.

Difficile dans ces conditions, de porter la bonne nouvelle, dira t-on?
Peut-être, mais c'est la s
eule façon qui n'offense pas la liberté que Dieu a donné à tous, car c'est la seule façon qui renvoie l'autre à sa responsabilité, et qui libère de la tentation de juger celui auquel on s'adresse.





La part de vérité de l'autre

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Ne pas penser la vérité autrement qu'au singulier est une tache difficile. L'enrichissement suprême, c'est quand on commence à intégrer la part possible de vérité de l'autre.

S'enrichir du bien d'autrui.
A partir de là, l'amour est possible.

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Potentiel de divinité en attente d'expression.



Ce qui m'aura le plus frappé durant la grossesse de ma fille Claire, c'est ce désir exprimé que nous ses parents, nous lui caressions le ventre.


Pas un ventre caché sous des chemises ou des pulls, non un ventre exhibé, le ventre de l'origine du monde, nu, tout lisse, tout rond. Comme s'il fallait qu'on se
rende compte vraiment qu'il était bien là cet enfant si espéré et si peu probable.


Elle, si pudique, si difficile à toucher, si interdite. Plus interdite encore au père que je suis qu'à tout autre.


Tout à coup il me semble que ce ne serait pas convenable que je ne caresse pas ce ventre qui peut-être ne lui appartient plus. Ce lieu de l'intimité intouchable devient le lieu de la filiation familiale, le lieu de la présence, le lieu
IMGP0278.JPG du partage de toutes ces sensations étranges d'un enfant en attente de naissance à notre monde.


A chaque fois que Claire est venue à la maison, il m'a semblé qu'elle en repartirait un peu frustrée si sa mère et moi ne répondions pas à sa discrète demande de caresse, sorte de rituel en témoignage de ce passage d' une génération à une autre. Symbolique de partage presque instinctif entre la maman qu'elle va devenir et les parents que nous sommes à jamais.

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Juger c'est immobiliser la Création

 

Toutes les traditions spirituelles nous demandent de ne pas juger.
En effet le jugement ne peut pas être conciliable avec l'amour et la fraternité.

Mais je voudrais réfléchir avec vous sur un autre aspect du jugement.
La Révélation d'arès, comme nous l'avons déjà vu, met l'accent sur la nécessité de se changer. C'est au coeur même de la vie spirituelle.

Si le monde doit changer c'est à dire nous tous en tant qu'individu, cela veut dire que le monde est en perpétuelle construction, en perpétuelle révélation. Cela veut dire que chacun d'entre nous est appelé à être le Créateur, le révélateur de lui-même.

En jugeant l'autre, nous lui refusons cette possibilité d'évolution.
Nous le figeons dans un moment donné et nous l'immobilisons dans ce que nous voyons ou croyons voir de lui à cet instant.

Ainsi le jugement n'apparaît pas seulement comme incompatible avec la fraternité, mais aussi et c'est bien plus grave comme en contradiction avec l'idée même d'évolution possible.


C' est un regard définitif sur l'autre. L'autre jugé incapable de se spiritualiser, incapable de progrès, incapable de changement.

Le jugement implique un monde clos,
fermé sur lui-même,
à jamais crée comme il est,
sans évolution possible.













 

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Dieu et l'homme co-créateur

 

Après la création du monde (si ce concept de temps a du sens quand on parle de Dieu), Dieu s'est-il retiré pour laisser à l'homme la possibilité d'exercer sa liberté ou au contraire est -il resté omniprésent, créant sans cesse?

Aussi contradictoire que cela puisse paraître, je crois que ces deux points de vue sont vrais.

Je crois, en effet que la Création est continue, que non seulement Dieu ne se retire pas, mais qu'il crée sans cesse. Mais je crois aussi que la part laissée à l'homme est non seulement importante mais essentielle à l'évolution humaine et à son avenir.

Si la création est pleine de Dieu, elle est aussi en évolution permanente et ce qui caractérise cette évolution, c'est la grande liberté laissée à l'homme.

Aussi ne nous étonnons pas d'une certaine absence de Dieu., en ce sens qu'il n'intervient pas dans l'histoire sociale des hommes.
Autrement dit, les exterminations, les guerres, les souffrances de tout genre en témoignent. C'est à l'homme de gérer sa vie communautaire.

Les Justes ne sont pas victimes de l'injustice de Dieu, mais des victimes plus ou moins innocentes du mauvais usage que l'ensemble des Hommes fait de cette Création.
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