Il y a quelque temps déjà , dans le mois d'avril une émission de télévision du dimanche matin consacrée à l'Islam, portait sur le prophétisme.
Deux invités : un professeur de théologie coranique et Odon Vallet, historien des religions.
Un mini reportage effectué dans la rue donne quelques définitions intéressantes:
« Un prophète porte un message divin à l'humanité »
«Un prophète transmet à l'humanité un message divin de portée universelle »
« C'est un guide »
« C'est un envoyé de Dieu »
« C'est celui qui annonce, qui transmet une Révélation, qui éclaire le genre humain »
Les invités ont acquiescé à ces définitions et ont ajouté aussi, qu'un prophète est celui qui parle au nom de Dieu, mais Dieu parle aussi par sa bouche (Il a parlé par les prophètes) .
Ils ont remarqué aussi que le prophète apparaissait en général à la fin d'un cycle, que le prophétisme se
caractérisait par une double fonction :
-celle de transmettre le fond, toujours le même à travers tout le prophétisme. Cela concerne la fidélité à l'essentiel. C'est l'appel à l'unité divine, la rupture avec les idoles
-celle qui concerne spécifiquement le cycle qui finit et celui que le prophète annonce. Chaque prophétisme annonce un changement profond de l'histoire, de la société, des mentalités du milieu où
il prêche la bonne parole. Le prophète est tenu alors d'expliquer le message à ses contemporains. Parfois, il leur donne des consignes très strictes sous forme de lois, sous forme d'interdits.
Cela correspond à une avancée dans l'évolution de la société en question.
Dans le premier cas, le prophète est un rappeleur. Il n'innove pas vraiment. Il se met derrière les prophètes venus avant lui. Il vient dire que Dieu affirme son existence et son unicité, qu'il nous aime et qu'il nous exhorte à choisir le bien. Que la mort est le début d'une nouvelle naissance, d'un nouveau jour. Tous annoncent la même chose puisqu'il y a un seul Dieu.
Dans le deuxième cas, il vient établir une loi pour un cycle humain limité dans le temps et dans l'espace. Il est considéré alors par cette communauté comme d'importance capital. Le prophète explique le message en fonction de l'évolution qui va avoir lieu.
Mais comme le prophète est toujours à la fois, le rappeleur et le porteur d'un message spécifique, on ne
doit pas considérer que le premier est plus important que le dernier.
Par exemple, pour les musulmans Adam marque le début d'un cycle vraiment nouveau, dont Mohammed est le dernier.
En conclusion de leur causerie on peut affirmer que le prophète appelle toujours au changement : réveille-toi, ne reste pas endormi....
--D'une part, la Révélation d'Arès confirme que le fond a déjà été maintes fois donné :
« Ce Que Je dis, Je L'ai déjà dit »
« mais la multitude qui M'écoutait est demeurée assise. »
Le fond a donc été transmis maintes fois par la voie prophétique.
--Mais, d'autre part la Révélation d'arès, indique que c'est le souffle qui féconde chaque conscience humaine.
« J'ai envoyé Mon Souffle sur toute la terre;
par Lui toute vie
dès la graine, dès l'oeuf,
reconnaît sa nourriture et les lois de son espèce.
Par Lui tout homme reconnaît Ma Voix. »
Le souffle de Dieu est donc répandu partout.
Il faut le chercher en soi.
Et c'est le rôle du prophète de nous le rappeler.
Les idoles que nous construisons chassent ce souffle. Abattre les idoles, c'est identifier le souffle que notre mauvais comportement a occulté.
Tous les hommes et pas seulement ceux de l'aire abrahamique ont reçu ce souffle qui est comme une sorte d'héritage commun à tous les hommes.
Nous n'avons pas tous eu, à notre disposition, le même prophétisme pour traverser nos cycles d'évolution. Car si nous sommes tous rigoureusement semblable par
rapport à notre potentialité spirituelle, nous ne sommes pas semblables sur le plan de notre histoire et de notre évolution.
D'ailleurs, dans la Révélation d'Arès, Dieu semble indiquer qu'il ne s'est pas fait connaître partout dans le monde par la voie du prophétisme, mais parfois par une
voie plus directe.
De la même façon qu'on ne devrait pas avoir besoin de répéter à un enfant qu'on l'aime, le prophétisme devrait être inutile si nous n'avions perdu le contact avec notre Dieu.
Et le prophétisme consiste justement à réveiller cette conscience afin qu'elle trouve le fond en elle. On rejoint là l'enseignement capital de Jésus. « Le royaume est au dedans de vous. »
--Enfin, Dieu nous met en garde pour qu'on ne prenne pas sa place. Le Semeur, c'est lui. Il le répète plusieurs fois, d'une façon insistante. Nous devons rester à notre place. Le Semeur est passé :
« Homme Michel, dépose ta couronne, descends de ce trône; ce sont les
Miens,
Que J'ai donnés en héritage à tout Mon Peuple;
tous sont princes,
tous règnent sur la mort et sur l'enfer
quand ils vivent selon Ma Parole;
J'ai couronné tous Mes Fidèles. »
En conclusion, on peut dire que le prophétisme doit nous aider à retrouver le souffle de Dieu en nous. C'est un moyen que Dieu met à notre disposition pour nous rappeler à l'essentiel et pour nous aider ponctuellement dans un cycle donné. Ce n'est pas rien. Mais la vérité est dans l'effort, le changement que l'on opère en nous pour retrouver ce souffle divin.
La Vie
Les athées qui font efforts de fraternité appréhendent ce que j'appelle le souffle de Dieu d'une autre façon, la conscience cosmique, peut-être ?, mais ce n'est guère différent au niveau du résultat.



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