Voilà presque deux ans que j'ai commencé ce blog et j'ai essayé de montrer par des articles sans prétention et souvent sans originalité que la vie spirituelle concernait chacun d'entre nous, aussi illustre ou aussi effacé que l'on puisse être.
Il se trouve que je suis croyant, mais j'aurais pu tout aussi bien être incroyant et avoir à peu près les mêmes propos.
Si je crois que le Message d'Arès est la forme la plus aboutie des Révélations divines, elle ne disqualifie pas,
cependant, les autres formes de spiritualité
Mais à ma connaissance, la Révélation d'Arès est la premier message spirituelle qui s'adressant d'abord aux croyants n'exclut pas les incroyants et les place d'emblée sur un même plan, à
qualité de vie spirituelle égale.
Ainsi, je considère que le Message évangélique en qualifiant la nature humaine par son essence divine et en plaçant l'amour au niveau le plus haut du comportement humain, n'a jamais été
dépassé.
Aucun enseignement n'a
vocation, me semble t-il, à fonder une Eglise ou une Secte, mais à orienter les efforts des individus sur leur changement personnel. Chacun prenant ensuite le relais de cet enseignement invite
fraternellement son prochain à en faire autant.
L'élan que produit une seule vie spirituelle active aussi infime que cela puisse paraître au niveau du résultat, agit cependant sur toute la communauté des humains et la rend
définitivement plus humaine
Un individu qui se change, participe à sa création mais aussi à la création du monde. Car le monde sera toujours comme on l’aura fait ou laisser faire. Ce monde devrait être le lieu où chaque homme puisse vivre heureux .
Nos choix conditionnent et façonnent le monde.
Notre premier vêtement, symboliquement, marque le début d'une certaine dépendance, faite d'appartenance, de préjugés
et de culture.
Une machine pensante faite d'atomes et de liberté fait son entrée dans le monde de la contrainte et de la contingence.
A peine sorti d'une matrice hors du temps et hors espace, nous voilà plongé dans un océan temporel et spatial.
Notre relation historique avec le Créateur commence alors.
Banale histoire d'amour ?
Dans un dialogue, parfois de sourd, Dieu et les Hommes semblent unis par un destin commun , car après la création de l'homme, Dieu n'est plus seul.
Créature et Créateur deviennent liés par une histoire qu'ils construisent ensemble.
Mais Dieu est hors du temps, et nous , nous sommes dans le temps.
Que reste t-il alors de notre nudité et de notre liberté?
Que reste t-il de notre image de Dieu?
La conscience divine est toujours en interaction avec elle-même, dans un éternel présent qui se moque de demain pour réaliser ce qui a été projeté aujourd'hui. Pour nous, il en est autrement, nous évoluons petit à petit, la conscience en interaction avec celle de Dieu.
Se dépouiller, retrouver la nudité primordiale.
Alors et seulement alors, l'histoire s'arrêtera et le temps se confondra avec celui de Dieu.
Ce sera le Jour de Dieu attendu de tous les croyants.
Et nous aurons gagné, si on peut dire, notre accès au divin et notre part d'éternité.
Conscience et Vérité
Si nous pouvions explorer à fond l'étincelle divine que nous avons en nous,
si nous pouvions nous en nourrir et créer ce qu'elle contient de promesse,
nous serions au plus proche de la vérité.
Plus nous nous tenons à distance de cette étincelle, plus la vérité devient relative.
La Vérité absolue, inaccessible , est cependant toute entière en gestation dans l'Image et Ressemblance que nous avons avec notre Créateur.
En ne faisant pas l'effort de rendre conscient et actif le divin dont elle est pourvu, notre conscience piétine devant la vérité.
L'erreur est liée à une conscience au repos,
à une conscience que l'on fait taire.
A la suite de cet article, une amie m'a écrit: On a une grandeur en nous et c'est un devoir de réveiller le/les dons que Dieu a mis en nous.
On a une grandeur en nous, comme tu as raison !.
Je disais à quelqu'un, hier dans la rue, que notre véritable problème c'est de ne plus croire en nous, de nous être habitués tellement à la médiocrité que nous finissons par croire qu'elle est
normale.
Nous finissons par penser que la nature humaine est inéluctablement mauvaise.
J'ajoutais : pourtant, nous sommes le seul animal qui peut dire non à quelque chose, qui ne lui plaît pas en lui.
Bien sûr, il faut se donner les moyens pour y arriver. Mais à force de vigilance et de détermination, on finit par venir à bout des
défauts qui nous encombrent.
Je devrais dire que nous finissons par choisir d'agir autrement plutôt que de dire que nous venons à bout de nos défauts. Car ils existent toujours, mais nous avons la possibilité de les transformer, de les rendre inopérants.
Les génocides atroces que nous avons connus au siècle dernier, nous ont fait entrevoir le pire de l'homme. Avant, les conflits étaient
aussi barbares mais limités.
Durant ce siècle on a senti que l'Homme pouvait éliminé l'Homme.
C'est la première fois, dans notre histoire que nous pouvons nous anéantir...C'est aussi la première fois, que le laisser-faire peut
également conduire à cet anéantissement.
Il n'est donc pas étonnant que la génération qui suit ait une vision désespérée et désespérante de l'homme.
Notre mission, nous, qui croyons en l'Homme, est essentiellement de redonner confiance, de redonner le goût de l'humanisme.
Dans les années qui viennent « aimer son prochain comme soi-même » ne sera pas seulement une nécessité spirituelle, mais deviendra une
nécessité vitale, autrement dit une nécessité de survie . Mais peut-être que les deux nécessités n 'en forment-elle qu'une ?
Je crois qu' il est plus utopiste de penser que le monde puisse continuer comme il est que croire à la possibilité de la fraternité.
Car, si l'Homme en arrivait à ne plus croire en sa bonté possible, il signerait son extinction.
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